• République et Colonies…

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    La librairie Tschann, les éditions Amsterdam et les éditions Les Liens qui Libèrent vous invitent à la présentation par Olivier Le Cour Grandmaison de ses deux derniers ouvrages le jeudi 12 mars 2026 à 19h30 La fabrique du roman national-républicain et Oradour coloniaux français

  • Yves Lepesqueur

    Des rues de Téhéran à l’ethnologie parisienne, des plans de
    technocrates indiens au cafard de la France périphérique, en
    passant par les jardins de Kaboul ou les cérémonies funéraires
    devenues des talk-show pour les survivants, ces chroniques
    nous entraînent dans un monde où les démolisseurs n’ont pas
    laissé grand-chose à « déconstruire ».
    Cette époque si étrange, comique, absurde, et toujours si ha
    bile à dissimuler ses pulsions liquidatrices sous les plus louables
    intentions, l’auteur ne se contente pas de s’en irriter ou d’en
    rire. Il s’attache aussi à déchiffrer impitoyablement la logique
    des folies béates ou furieuses d’une modernité finissante.

  • Les chroniques lituaniennes KOVNO 1930-1939

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Chroniques lituaniennes Kovno 1930-1939

    On dirait une vieille photo aux contours floutés, comme l’instantané très passé d’un univers disparu, ce que Stefan Zweig appelait Le Monde d’hier. Douze récits, traduits du yiddish par Batia Baum, la vie quotidienne en Lituanie dans les années 30. Dovid Umru, de son vrai nom Dovid Liatskovich, est un écrivain juif né en 1910 à Alytus, en Lituanie. Troisième enfant d’une famille traditionnelle, il se révèle très tôt artiste accompli, peintre, musicien, romancier, comme un résumé de l’efflorescence culturelle de la Mitteleuropa à la veille de la Shoah.

    Ces histoires, écrites dans la langue invisible, entre comique et tragique, tendresse et bouffonnerie se déroulent presque toutes à Kovno, capitale littéraire des années 30.

    Dovid Umru, dont les écrits ont été exhumés par sa nièce, Odile Suganas, fait partie des premiers juifs assassinés par les nazis en juin 1941, lors de l’opération Barbarossa. En janvier 1942, à la conférence de Wannsee, où est décidée la solution finale, la Lituanie est citée en exemple de territoire Judenfrei, libéré des Juifs.

    Une anthologie inédite, la gloire oubliée d’un romancier perdu. Encouragée de son vivant par Simone Weil, cette édition du meilleur d’Umru est la réparation d’une injustice littéraire, l’invention d’un véritable trésor, entre Zweig et Schnitzler.

  • Le Mahomet des historiens

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Figure incontournable de l’islam, Mahomet est l’un des personnages les plus marquants de l’histoire de l’humanité, façonnant l’Orient comme l’Occident. Vénéré par des myriades de fidèles, mais aussi cible de controverses, il demeure, malgré les milliers d’ouvrages à son sujet, méconnu.
    Si son existence historique est largement admise, le récit traditionnel de sa vie a toujours alimenté les débats. Mais une véritable révolution scientifique est désormais en marche, dont les découvertes sont restées confinées aux cercles académiques. Jusqu’à aujourd’hui.
    Première mondiale, ce monument savant et accessible, qui réunit cinquante spécialistes internationaux, offre, en deux mille pages, une synthèse complète et critique des travaux passés et des recherches présentes sur le Prophète de l’islam.
    Une entreprise de divulgation scientifique inédite.
    Un pont jeté entre la science et le grand public.
    Une avancée décisive pour une connaissance mutuelle authentique et une paix véritable.

  • Târof, l’art de la guerre à l’iranienne

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Avec Târof : L’art de la guerre à l’iranienne, Sina Abedi propose la première exploration en langue française d’un phénomène culturel aussi fascinant que méconnu : le Târof, ce système de courtoisie iranien qui structure en profondeur les relations sociales, familiales, professionnelles et même politiques en Iran.
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    Face aux tempêtes de l’Histoire, le peuple iranien a développé une capacité de résilience hors du commun. À chaque époque, il a su résister, s’adapter, plier sans rompre, et surtout, préserver une identité culturelle riche, complexe, parfois insaisissable pour l’observateur extérieur.
    Parmi les piliers de cette incroyable faculté d’adaptation se distingue un instrument social et stratégique d’une subtilité inouïe : le Târof.

  • Dumas dans tous ses états

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    À l’occasion de la parution de l’album Pléiade ALEXANDRE DUMAS Julie Anselmini présentera l’album qu’elle a réalisé ainsi que DUMAS RÉPUBLICAIN aux éditions Le Clos Jouve qu’elle a dirigé CRÉATION ET RÉDEMPTION, Alexandre Dumas, Folio, qu’elle a édité

  • Etats d’esprit

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Vers où se tourner pour comprendre la numérisation accélérée de nos existences et ses conséquences politiques ? En faisant un pas de côté par rapport à la critique des « GAFAM », cet ouvrage aborde la question à partir d’une enquête philosophique sur la cybernétique, cette théorie du contrôle et de la communication qui a accompagné la naissance des notions d’information, de feedback et des premiers ordinateurs. Avec la volonté de tourner la page de la guerre, les cybernéticiens ont construit le mythe d’une paix assurée par des réseaux de communication horizontaux, sous l’oeil bienveillant des États-Unis d’Amérique. Derrière cette « utopie de la communication » se cachent pourtant de nombreux problèmes, notamment la difficulté à modéliser des phénomènes complexes comme le cerveau, la vie ou l’économie d’un pays. Partant de ces impasses plutôt que du mythe techno-solutionniste, le livre explore deux manières dont la cybernétique a pu servir de technologie de gouvernement.

    D’une part, États d’esprits examine des tentatives pour penser le gouvernement à l’échelle de pays entiers à l’aide des outils cybernétiques, dans des contextes aussi bien socialistes – notamment le projet Cybersyn dans le Chili d’Allende – que néolibéraux, lorsque Friedrich Hayek mobilise la cybernétique pour penser l’auto-organisation du marché. La cybernétique permet alors d’articuler liberté individuelle et planification, selon ce que Stafford Beer appelle un « design de la liberté ».

    D’autre part, l’ouvrage analyse une maîtrise « par le bas », inscrivant les technologies de l’information au plus près des corps et de l’expérience vécue, rapatriant Heidegger au coeur de la Silicon Valley. Ivan Bouchardeau suit les traces d’ingénieurs qui, dans les années 1980, ont posé les bases d’une informatique et d’une IA heideggériennes méconnues, dont l’héritage se retrouve pourtant dans les fondements de Google et la prolifération actuelle des dispositifs numériques. À travers cette « informatique ubiquitaire », se dessine alors le projet d’une « technologie douce » (Weiser) et d’un « design ontologique » (Winograd et Flores), visant à réduire la distance entre formes de vie, numérisation et gouvernement.

  • Résister à la haine et construire la paix

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Ils ont choisi de résister à la haine et de construire la paix. Soit par des actes de résistance, soit par un travail de réconciliation courageux ces femmes et ces hommes ont fait parler leur conscience dans des circonstances souvent tragiques.

    En une vibrante galerie de portraits, Bernard Attali fait revivre une centaine de personnages, souvent restés anonymes, dont la vie illustre une vérité qui mérite d’être rappelée en ces temps troublés : chaque individu est responsable, par ses actes, de l’avenir de l’humanité. Nous avons tous, où que nous soyons, la responsabilité de réparer le monde.

  • Michel Volle

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Michel Volle

    (1940-2024) est un des penseurs de la société de l’informatique les plus pertinents. Polytechnicien, statisticien et docteur en économie, il fut notamment administrateur de l’INSEE, maître d’ouvrage de l’informatisation d’Air France et de l’ANPE, responsable du chiffrage du programme commun de la gauche à la fin des années 1970 et président du groupe de travail « informatisation » de l’institut Montaigne. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages de référence dont Iconomie (Economica, 2014) et Philosophie de l’action et langage de l’informatique (Manucius, 2014).

    L’ouvrage est préfacé par Vincent Lorphelin, qui a porté ce texte posthume.

  • UN RÉPIT DANS LA GUERRE

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Guerre civile ? Prolongement du conflit israélo-arabe ? Conflit périphérique de la guerre froide ? La guerre du Liban, qui a ravagé le pays et causé près de 100 000 victimes entre 1975 et 1990, ne se réduit pas aux catégories dans lesquelles les commentateurs l’ont souvent enfermée. C’est pourquoi Dima de Clerck et Stéphane Malsagne l’explorent dans toutes ses dimensions : politique, militaire, sociale, territoriale, familiale… En tenant compte des dynamiques régionales, notamment celle qui résulte du voisinage d’Israël et de la Syrie, ils proposent une élucidation historique des faits, doublée d’une étude au ras du sol, au niveau où tombaient les bombes et d’où tiraient les snipers.

    Ainsi est brossé le tableau d’une société composite qui a vécu pendant seize ans au rythme des affrontements : soldats et miliciens, victimes et survivants, populations déplacées, réfugiés palestiniens… Tableau d’où sourd la résilience d’un peuple qui, tout en éprouvant dans sa chair les traumatismes de la guerre, s’est organisé pour maintenir une économie de subsistance et assurer une éducation à ses enfants.

  • Face à l’irrémédiable. Janine Altounian

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Face à l’irrémédiable. Conditions politiques d’un travail analytique – le titre dit déjà l’essentiel : il y a des choses que l’analyse ne répare pas. Pas par échec, mais par structure. Sur la couverture, des ruines de pierre ocre sous un ciel bleu — un arbre solitaire qui a poussé malgré tout, entre les blocs effondrés. L’image ne crie pas. Elle reste là, debout dans le manque.

    Janine Altounian sait de quoi elle parle. Née à Paris de parents arméniens rescapés de 1915, germaniste, co-traductrice des Œuvres complètes de Freud aux PUF sous la direction de Jean Laplanche, elle a consacré une vie entière à ce que les mots transmettent quand ils ne suffisent plus. Ce livre est peut-être le plus personnel — et le plus politique — de tous.

    Ce qu’elle nomme « l’irrémédiable », ce n’est pas la mémoire du désastre. C’est quelque chose de plus insaisissable : le fantôme d’un temps qui n’a pas pu advenir. Ce qui se transmet aux descendants des survivants n’est pas ce qu’on a perdu, mais l’empêchement même — l’impossibilité de s’installer dans une langue, une maison, une vie affective continue. Trois objets que la rupture violente a endommagés en profondeur, et dont les fissures traversent les générations sans se nommer.

    Mais ce livre est aussi un témoignage. Celui d’une France d’accueil qui avait offert des conditions — analytiques, politiques, humaines — permettant à ce travail d’avoir lieu. Et dans sa seconde partie, Altounian cherche désespérément à sauver cette confiance-là, à l’heure où ce pays qu’elle avait aimé vacille sous ses propres crises.

    Aux éditions des crépuscules, un livre qui tient ensemble la rigueur clinique et l’intime blessure — et qui ne prétend pas guérir ce qui ne se guérit pas.

  • Soirée autour de Raymond Aron

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    La politique n’est pas la continuation de la guerre par d’autres moyens.
    Dans ce cours professé au Collège de France en 1973, Raymond Aron prolonge sa réflexion sur l’oeuvre de Clausewitz et s’interroge sur les éléments qui distinguent l’action politique de la stratégie militaire. Il pose ainsi les bases d’une « théorie de l’action politique ». Comment penser la tension entre force et légitimité ? De quelle manière articuler les moyens et les fins ? Comment juger les interprétations cyniques du pouvoir ? Et les philosophies de la violence ?
    Aron appuie ses réflexions sur de grands exemples historiques : les guerres limitées du XVIIIe siècle, la naissance de la figure du soldat partisan, l’entrecroisement des conflits extérieurs et des guerres civiles, le terrorisme et les bombardements, ou encore l’action révolutionnaire de Lénine et de Mao. Ce riche parcours aide finalement à mieux comprendre pourquoi les guerres prennent sans cesse de nouveaux visages et pourquoi les régimes politiques restent si fragiles.