• Jacques Nassif ce dimanche

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Je ne m’attendais pas, voulant parler de ce qu’est l’acte analytique, pour répondre aux objections qui pleuvent aujourd’hui sur la pratique de la psychanalyse, à dire quoi que ce soit de nouveau.
    Et pourtant c’est bien ce que l’écriture de ce livre m’a fait découvrir : qu’il suffisait de faire un retour à Freud suffisamment intégral, incluant donc les concepts de l’époque où il pratiquait encore la neurologie et l’hypnose, même s’il a déclaré leur abandon comme point de départ de sa nouvelle pratique, pour s’apercevoir que le concept d’asymbolie pouvait désigner l’ensemble des éléments auxquels l’a confronté la découverte de l’inconscient.
    Or cette asymbolie, dont la reconnaissance permettait à l’acte de modifier le chronique d’une pathologie pour la convertir en l’aigu d’un labeur de compréhension, pouvait s’appuyer sur la prise en compte d’un autre réel isolé dans la toute première métapsychologie : celui des indications de perception, œuvrant dans la juxtaposition ou la simultanéité et échappant au refoulement des représentations censées causer l’inconscient.
    S’adonner dans l’acte analytique à l’écoute de l’enchaînement des pensées occurrentes, c’était donc rétablir le texte sous-jacent à cette lecture à voix basse de ce qui s’énonçait en voix plus ou moins claire dans les séances et se poser, non plus en clinicien qui interprète des signes, mais en traducteur qui retransmet la version qui se dégage à partir de l’incongru imprévisible d’associations mettant en relief la dimension sous-jacente des signifiants.
    Pour s’assurer que les analysants pourraient suivre une telle hypothèse et pouvoir leur enjoindre de faire de la séquence des pensées adventices une règle posée comme fondamentale, Freud a dû se rendre à l’évidence : cela n’était possible qu’à la condition que se soit instauré un transfert, au sens qu’avait ce mot en français de communication des pensées sous hypnose.
    Il a pourtant choisi de retraduire ce terme par Übertragung, dont j’ai été amené à proposer une traduction nouvelle, tenant compte du fait que les mots qui sont proférés dans la situation analytique ne se contentent pas de véhiculer un sens, mais tracent ou retracent l’écho des indications de perceptions abolies par la signification.
    Une telle version du texte rétabli par l’écoute analytique pouvait seule permettre une traduction qui identifie la trahison responsable du recours obligé à une asymbolie prétendument réparatrice et ayant associé des images pourtant incompatibles ou irrationnellement appariées. Sous le pavé des mots se trouvent donc des images qui sont à exhumer, ce qui donne une tout autre portée à la réduction au dicible à laquelle vous convie l’acte analytique, lorsqu’il exclut la lecture du visage qui précède pourtant la parole.
     
    Jacques Nassif

  • Lundi 16, Luis Izcovich

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Analyse du délire selon la perspective suivie par Freud puis par Lacan. Au regard d’une conception psychanalytique à contre-sens de l’idée générale selon laquelle il s’agit d’un symptôme pathologique, l’auteur interroge ce qui distingue l’expérience analytique d’une pratique délirante.

  • Travailler avec Moustapha Safouan

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Avec les éditions des crépuscules Tschann Libraire recevra le MARDI 17 MARS 2026 à 20h  Bernard BRÉMOND, Martine DARDANNE, Dolorès FRAU FRÉROT, Sylvain FREROT,  Jeanne LAFONT… autour du livre dirigé par Sylvain Frérot Les Métamorphoses de l’Éros, travailler avec Moustapha Safouan Les métamorphoses de l’Éros, c’est ce que nous avons abordé lors d’un colloque à Caen […]

  • Béatrice Dulck

    Psychanalyste, l’auteure s’appuie sur ses entretiens avec des mères d’adolescents partis pour l’Irak ou la Syrie afin d’éclairer les raisons de leur conversion à l’islam et à l’idéologie djihadiste. Retraçant leur parcours, elle met en lumière les modalités contemporaines de l’angoisse face au féminin.

  • LE COQ HÉRON

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Un dossier consacré aux nouveaux maux existentiels en lien avec les crises contemporaines. Les contributeurs abordent notamment les risques existentiels et les soulèvements contemporains, la psychanalyse en temps de guerre et l’autodestruction dans les familles.

  • Le silence et la relation musicale

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Tschann Libraire et les éditions Eres ont le plaisir d’accueillir   Geneviève Schneider à l’occasion de la parution de son livre Le silence et la relation musicale  un espace thérapeutique pour l’enfant autiste   Geneviève Schneider s’entretiendra avec Christelle Pochet et Bernard Golse

  • Qui veut la peau de la psychanalyse ?

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Présentation du premier numéro du magazine FORUM DES PSYS « Les ingénieurs du mental »   Avec les interventions de Déborah Gutermann-Jacquet et Damien Guyonnet, psychanalystes, membres de l’ECF Et discussion avec Adriana Campos, Anne Ganivet-Poumellec et Nathalie Georges-Lambrichs, psychanalystes, membres de l’ECF

  • Face à l’irrémédiable. Janine Altounian

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Face à l’irrémédiable. Conditions politiques d’un travail analytique – le titre dit déjà l’essentiel : il y a des choses que l’analyse ne répare pas. Pas par échec, mais par structure. Sur la couverture, des ruines de pierre ocre sous un ciel bleu — un arbre solitaire qui a poussé malgré tout, entre les blocs effondrés. L’image ne crie pas. Elle reste là, debout dans le manque.

    Janine Altounian sait de quoi elle parle. Née à Paris de parents arméniens rescapés de 1915, germaniste, co-traductrice des Œuvres complètes de Freud aux PUF sous la direction de Jean Laplanche, elle a consacré une vie entière à ce que les mots transmettent quand ils ne suffisent plus. Ce livre est peut-être le plus personnel — et le plus politique — de tous.

    Ce qu’elle nomme « l’irrémédiable », ce n’est pas la mémoire du désastre. C’est quelque chose de plus insaisissable : le fantôme d’un temps qui n’a pas pu advenir. Ce qui se transmet aux descendants des survivants n’est pas ce qu’on a perdu, mais l’empêchement même — l’impossibilité de s’installer dans une langue, une maison, une vie affective continue. Trois objets que la rupture violente a endommagés en profondeur, et dont les fissures traversent les générations sans se nommer.

    Mais ce livre est aussi un témoignage. Celui d’une France d’accueil qui avait offert des conditions — analytiques, politiques, humaines — permettant à ce travail d’avoir lieu. Et dans sa seconde partie, Altounian cherche désespérément à sauver cette confiance-là, à l’heure où ce pays qu’elle avait aimé vacille sous ses propres crises.

    Aux éditions des crépuscules, un livre qui tient ensemble la rigueur clinique et l’intime blessure — et qui ne prétend pas guérir ce qui ne se guérit pas.

  • Et si la tendresse était une voie possible pour transformer le traumatisme ?

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    À l’occasion de la sortie de la 2e édition revue et augmentée de La tendresse – Transformer le traumatisme nous vous invitons à rencontrer Laurent Tigrane Tovmassian lors d’une présentation exceptionnelle où il dialoguera avec Judith Toledano psychanalyste Julianna Vamos psychologue clinicienne, périnataliste et psychanalyste dédicace suivie d’un verre de l’amitié

  • La psychanalyse brésilienne s’invite à Paris

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Luis Izcovich, psychanalyste et éditeur partagera avec nous le plaisir de recevoir ANTONIO QUINET psychiatre, psychanalyste et philosophe à l’occasion de la parution du livre Diversité, identité, singularité colloque brésilien de psychanalyse éditions Stylus dialogue et dédicace suivis d’un verre de l’amitié

  • Entre tradition et désir…

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    « J’étais de celles qui ne se laissent pas faire et qui entendent bien le faire savoir. Mais j’étais aussi à un moment charnière, et deux voies s’offraient à moi : la tradition, qui m’obligeait à consentir à être celle que mon mari avait épousée ; ou la voie de mon désir, un chemin sans garde-fou, sans mode d’emploi, où tout serait à inventer.
    S’appuyant sur sa propre expérience et sur sa pratique de la psychanalyse, l’auteure, psychologue clinicienne franco-marocaine, aborde l’amour dans ses liens avec la sexualité, la religion et la liberté féminine.

  • Psy-Thé du 28 juin

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Psy-Thé Les éditions Hermann et Tschann Libraire sont heureux de recevoir CHRISTIAN HOFFMANN pour son livre, écrit avec Huo Datong Repenser la psychanalyse à partir de la Chine Christian Hoffmann dialoguera avec OLIVIER DOUVILLE, ANNE PERRET, GANG SHENG et SERGE THIBIERGE Huo Datong, intellectuel chinois et ancien marxiste, s’est formé à la psychanalyse en France […]