Derniers Évènements passés

Soirée autour de Raymond Aron

Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

La politique n’est pas la continuation de la guerre par d’autres moyens.
Dans ce cours professé au Collège de France en 1973, Raymond Aron prolonge sa réflexion sur l’oeuvre de Clausewitz et s’interroge sur les éléments qui distinguent l’action politique de la stratégie militaire. Il pose ainsi les bases d’une « théorie de l’action politique ». Comment penser la tension entre force et légitimité ? De quelle manière articuler les moyens et les fins ? Comment juger les interprétations cyniques du pouvoir ? Et les philosophies de la violence ?
Aron appuie ses réflexions sur de grands exemples historiques : les guerres limitées du XVIIIe siècle, la naissance de la figure du soldat partisan, l’entrecroisement des conflits extérieurs et des guerres civiles, le terrorisme et les bombardements, ou encore l’action révolutionnaire de Lénine et de Mao. Ce riche parcours aide finalement à mieux comprendre pourquoi les guerres prennent sans cesse de nouveaux visages et pourquoi les régimes politiques restent si fragiles.

UN RÉPIT DANS LA GUERRE

Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

Guerre civile ? Prolongement du conflit israélo-arabe ? Conflit périphérique de la guerre froide ? La guerre du Liban, qui a ravagé le pays et causé près de 100 000 victimes entre 1975 et 1990, ne se réduit pas aux catégories dans lesquelles les commentateurs l’ont souvent enfermée. C’est pourquoi Dima de Clerck et Stéphane Malsagne l’explorent dans toutes ses dimensions : politique, militaire, sociale, territoriale, familiale… En tenant compte des dynamiques régionales, notamment celle qui résulte du voisinage d’Israël et de la Syrie, ils proposent une élucidation historique des faits, doublée d’une étude au ras du sol, au niveau où tombaient les bombes et d’où tiraient les snipers.

Ainsi est brossé le tableau d’une société composite qui a vécu pendant seize ans au rythme des affrontements : soldats et miliciens, victimes et survivants, populations déplacées, réfugiés palestiniens… Tableau d’où sourd la résilience d’un peuple qui, tout en éprouvant dans sa chair les traumatismes de la guerre, s’est organisé pour maintenir une économie de subsistance et assurer une éducation à ses enfants.

Târof, l’art de la guerre à l’iranienne

Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

Avec Târof : L’art de la guerre à l’iranienne, Sina Abedi propose la première exploration en langue française d’un phénomène culturel aussi fascinant que méconnu : le Târof, ce système de courtoisie iranien qui structure en profondeur les relations sociales, familiales, professionnelles et même politiques en Iran.
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Face aux tempêtes de l’Histoire, le peuple iranien a développé une capacité de résilience hors du commun. À chaque époque, il a su résister, s’adapter, plier sans rompre, et surtout, préserver une identité culturelle riche, complexe, parfois insaisissable pour l’observateur extérieur.
Parmi les piliers de cette incroyable faculté d’adaptation se distingue un instrument social et stratégique d’une subtilité inouïe : le Târof.