• UN RÉPIT DANS LA GUERRE

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Guerre civile ? Prolongement du conflit israélo-arabe ? Conflit périphérique de la guerre froide ? La guerre du Liban, qui a ravagé le pays et causé près de 100 000 victimes entre 1975 et 1990, ne se réduit pas aux catégories dans lesquelles les commentateurs l’ont souvent enfermée. C’est pourquoi Dima de Clerck et Stéphane Malsagne l’explorent dans toutes ses dimensions : politique, militaire, sociale, territoriale, familiale… En tenant compte des dynamiques régionales, notamment celle qui résulte du voisinage d’Israël et de la Syrie, ils proposent une élucidation historique des faits, doublée d’une étude au ras du sol, au niveau où tombaient les bombes et d’où tiraient les snipers.

    Ainsi est brossé le tableau d’une société composite qui a vécu pendant seize ans au rythme des affrontements : soldats et miliciens, victimes et survivants, populations déplacées, réfugiés palestiniens… Tableau d’où sourd la résilience d’un peuple qui, tout en éprouvant dans sa chair les traumatismes de la guerre, s’est organisé pour maintenir une économie de subsistance et assurer une éducation à ses enfants.

  • Deux grandes poétesses québécoises à Paris

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    CHEZ TSCHANN DISCUSSION POETIQUE AVEC Denise Desautels et Diane Régimbald Sur leurs oeuvres parues au Québec et en France ÉDITIONS DU NOROÎT, L’ATELIER DES NOYERS, LE PETIT FLOU, GALLIMARD, L’HERBE QUI TREMBLE… Animation : HARMONY DEVILLARD

  • XXᵉ Festival international de poésie PALABRA en el MUNDO

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Palabra en el Mundo est un festival international né en 2006 sous l’impulsion de poètes cubains de Casa de las Américas, qui a pour vocation de promouvoir la paix, la solidarité et la fraternité, par la poésie. Ce festival est promu par le Proyecto Cultural SUR Internacional, les revues Isla Negra, Casa de las Américas et le prestigieux Festival de Poésie de La Havane

  • PASCAL RIOU

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Manifestation du désir de montrer la trace qu’a laissée sur soi le passage du temps – les blessures et les joies qu’il a causées ou réveillées – mais aussi d’éclairer le passage de soi dans le temps en se tenant aux aguets du don imprévisible du présent : voilà le chemin ouvert de livre en livre par les poèmes de Pascal Riou. Il rejoint ainsi la durée, l’usure qui l’accompagne, et la transmission – ce qui passe dans, par et à travers le temps -, tout autant que ce saisissement mystérieux qui nous fait par moment pressentir le pouls des jours comme une fidélité, comme une promesse renouvelée, un consentement redonné.

  • Prévert en poésies et chansons avec Michel Arbatz

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Sous les feuilles mortes qu’on ramasse à la pelle, sous quelques « tubes » en forme de veromances et trop bien connus, se cache un Prévert libertaire à la dent dure, qui ne s’interdit pas de mettre les mains dans le cambouis de l’âme humaine. C’est cette veine rebelle, parfois noire, drôle malgré tout, que Michel Arbatz a choisi de chanter et de dire. Noir par son refus de ne pas voir, rouge par son plaisir à détrôner les idoles et à célébrer la vie, ce Prévert-là nous est grandement salutaire dans les désordres actuels du monde.

  • Calder et Tschann, une vieille histoire…

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Une biographie artistique de Calder, un journal endeuillé et amoureux, un essai critique, une chorégraphie où se mêlent la grande Histoire et l’anecdote, l’intime et la cosmologie, et aussi bien une rêverie sur les jeux de la mémoire et de l’oubli, un récit à deux voix entretissé de choix esthétiques, décisions politiques, réflexions féministes et croquis historiques, ce Pas de deux mêle allègrement toutes ces couleurs dans une danse où Calder et sa femme Louisa constituent un couple qui traverse l’histoire des années 20 jusqu’aux années 70 et au-delà, après la mort de l’artiste, quand sa femme commence sa correspondance fictive.

  • Education au regard par deux maîtres.

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Les gravures d’Albrecht Dürer (1471-1528) font sans aucun doute partie des oeuvres les plus célèbres, les plus influentes et les plus commentées de l’histoire de l’art – cette diffusion a produit de multiples exégèses (parfois contradictoires), qui posent nécessairement la question de la façon d’aborder une telle oeuvre aujourd’hui. L’ouvrage de Patrick Genevaz est une forme de réponse évidente : pour approcher le travail de Dürer, il faut le regarder attentivement. « Ce dédale des interprétations nous amène à revenir sur les images elles-mêmes, tout comme on revient sur un poème que l’on croit retenir, ou une partition à relire avant de jouer. »

    Loin de toute tentative d’extrapolation des symboles, l’ouvrage constitue en premier lieu une méthode rigoureuse d’analyse descriptive. Sept gravures y sont méticuleusement détaillées, laissant le regard se porter sur leurs différentes parties, pour en apprécier, d’abord, la richesse objective de la constitution. Ce qui fait sens alors est la trajectoire de ce regard qui suit les lignes de force de la composition et en mesure l’impact avec une grande finesse, traduite par l’écriture. Chaque constituant devient ainsi l’objet d’un itinéraire du regard qui rejoint la qualité de ce qu’il voit – nuances de lumière, précision du trait, organisation des éléments – pour en souligner les jeux de contraste, les ambivalences, les choix, insérant chaque oeuvre dans un réseau extrêmement sophistiqué que l’oeil, avec la plume, désenchevêtre, pour révéler en fin de compte un monde enchanté.

    Nous découvrons ainsi – et redécouvrons à la lumière de ce regard scrupuleux – des travaux célèbres : Adam et Eve, Le monstre marin, Saint Eusrache, Némésis (La grande fortuné), Le chevalier, la mort et le diable, Saint Jérôme dans sa cellule et bien entendu, Mélancolie (Melencolia I).

  • L’Atelier contemporain et ses poètes.

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    L’Atelier contemporain & Tschann Libraire vous convie à une soirée de poésie autour et avec François Bordes    Kristell Loquet       Jacques Moulin          Julia Peker pour leur livres A plat    Portraits de lui sans lui    dix récits-photos pour Jean-Luc Parant       Carnet d’Yport     […]

  • Face à l’irrémédiable. Janine Altounian

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    Face à l’irrémédiable. Conditions politiques d’un travail analytique – le titre dit déjà l’essentiel : il y a des choses que l’analyse ne répare pas. Pas par échec, mais par structure. Sur la couverture, des ruines de pierre ocre sous un ciel bleu — un arbre solitaire qui a poussé malgré tout, entre les blocs effondrés. L’image ne crie pas. Elle reste là, debout dans le manque.

    Janine Altounian sait de quoi elle parle. Née à Paris de parents arméniens rescapés de 1915, germaniste, co-traductrice des Œuvres complètes de Freud aux PUF sous la direction de Jean Laplanche, elle a consacré une vie entière à ce que les mots transmettent quand ils ne suffisent plus. Ce livre est peut-être le plus personnel — et le plus politique — de tous.

    Ce qu’elle nomme « l’irrémédiable », ce n’est pas la mémoire du désastre. C’est quelque chose de plus insaisissable : le fantôme d’un temps qui n’a pas pu advenir. Ce qui se transmet aux descendants des survivants n’est pas ce qu’on a perdu, mais l’empêchement même — l’impossibilité de s’installer dans une langue, une maison, une vie affective continue. Trois objets que la rupture violente a endommagés en profondeur, et dont les fissures traversent les générations sans se nommer.

    Mais ce livre est aussi un témoignage. Celui d’une France d’accueil qui avait offert des conditions — analytiques, politiques, humaines — permettant à ce travail d’avoir lieu. Et dans sa seconde partie, Altounian cherche désespérément à sauver cette confiance-là, à l’heure où ce pays qu’elle avait aimé vacille sous ses propres crises.

    Aux éditions des crépuscules, un livre qui tient ensemble la rigueur clinique et l’intime blessure — et qui ne prétend pas guérir ce qui ne se guérit pas.

  • Soirée autour de Raymond Aron

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    La politique n’est pas la continuation de la guerre par d’autres moyens.
    Dans ce cours professé au Collège de France en 1973, Raymond Aron prolonge sa réflexion sur l’oeuvre de Clausewitz et s’interroge sur les éléments qui distinguent l’action politique de la stratégie militaire. Il pose ainsi les bases d’une « théorie de l’action politique ». Comment penser la tension entre force et légitimité ? De quelle manière articuler les moyens et les fins ? Comment juger les interprétations cyniques du pouvoir ? Et les philosophies de la violence ?
    Aron appuie ses réflexions sur de grands exemples historiques : les guerres limitées du XVIIIe siècle, la naissance de la figure du soldat partisan, l’entrecroisement des conflits extérieurs et des guerres civiles, le terrorisme et les bombardements, ou encore l’action révolutionnaire de Lénine et de Mao. Ce riche parcours aide finalement à mieux comprendre pourquoi les guerres prennent sans cesse de nouveaux visages et pourquoi les régimes politiques restent si fragiles.

  • Aobo Tu, petite philocalie d’Ici par Tout…

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    d’Ici

    Infini monde à l’intérieur des mondes. Quelque part sur la Côte Sauvage. Qui longtemps fut une île.
    Qui bientôt le redeviendra. (L’océan si vaste devant. L’océan partout, autour. L’océan toujours.)

    l’auteur

    Tout ce qui seul conte versé dans les écritaillures.

    Ainsi, quant à cela qui n’est point un détail et s’il fallait en concéder un – dès lors cardinal – préciser juste :

    nageuse devant l’Éternel, soit à l’ouest absolu, résolument.

    chez son éditeur L’ACHILLÉE

    Minuscule maison d’édition d’Ici et en toutes règles de l’art. Car Dilige et quod vis fac or comment mieux que par soi-même, de nos temps comme jamais ?
    … À ce jour, deux œufs lentement couvés éclos en son jardin, dénichables à toutes mirifiques librairies
    ou in situ numérique (sic – avec son h invisible, cela va sans dire).
    Pour ce qui est de la Lenteur, voir – ou pas – du côté de l’entrée de p. 19 in AOBO TU qui n’est, tout bien considéré, qu’un fol abécédaire.

  • …des hymnes qui s’écrivent à travers une ferveur qui ne devrait jamais s’éteindre.

    Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

    La poésie de Gabriel Dufay, nourrie par une admiration fervente pour les œuvres de Jon Fosse, d’Alda Merini, de Paul Valet et de bien d’autres cherche à rallumer la passion dans les cœurs froids.

    Comme l’indique son titre programmatique, Sauver la beauté peut se lire comme un manifeste. Mais c’est d’un manifeste sans mots d’ordre et sans démonstrations rhétoriques dont il s’agit. À l’écart des « postures courtisanes ou partisanes des serviles suffisances », la seule tâche que se fixe Gabriel Dufay est celle de guetter « les épiphanies de l’outre-monde ». La communauté de poètes à laquelle il tient et à laquelle il appartient ne se définit pas autrement : « Nous sommes des lucioles qui étincellent et éclairent les terrains vagues et obscurs de la fin du monde », affirme-t-il.