Derniers Évènements passés

Jean-Louis POITEVIN

Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

Qui n’a jamais rêvé de « savoir » ce qu’étaient les dieux ? Ou du moins d’approcher le mystère de leur existence ? Il n’est pas interdit de penser que cela est possible. Pour pousser la porte de la grande salle des mystères, il importe de se défaire simplement de notre attachement à ces croyances qui, en nous parlant du dieu, nous en interdisent l’accès. Il y a tout d’abord le mot, puis les significations que nous lui accordons. Jamais ou si rarement nous ne pensons à revenir à la source à laquelle tout ce qui pris le nom de Dieu s’est formé.
De l’Iliade aux Évangiles, mais en empruntant des chemins de traverse inattendus, c’est un voyage que ce livre propose. Un voyage qui permettra de prendre la mesure du déni dans lequel nous sommes vis-à-vis non tant de ce que signifie croire, mais de ce que cela implique. Il ouvre des portes sur des zones peu fréquentées, celles de pratiques religieuses échappant pour partie à quelque orthodoxie que ce soit, celles des Anasténaria en Grèce, celles des mystiques, celles qui peuplent les romans de science-fiction, comme celles qu’analyse la neurobiologiste Jill Bolte Taylor. Il nous révèle quelques secrets de notre fonctionnement cérébral et psychique en particulier en explicitant ce qu’étaient les dieux grecs à l’aune de l’ouvrage de Julian Jaynes. Il nous propulse enfin à travers oeuvres littéraires, (Homère, Chrétien de Troyes, Fitzgerald, Philip K.Dick, Kluge), théologiques (Boèce, Saint-Anselme) ou philosophiques (Platon, Nietzsche) jusqu’au seuil de l’expérience la plus connue dans nos contrées, celle qu’a vécue le christ, à travers une relecture inédite des quatre évangiles canoniques.

L’ART COMME EXPERIENCE SPIRITUELLE

Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

Au travers de l’approche de l’esthétique comparée, cet ouvrage vise à dégager la puissance philosophique et spirituelle de l’art en donnant des outils cherchant à distinguer les discours essentiels de ceux qui le desservent.
L’ouvrage réunit trois parties. La première présente la méthode et la visée de l’« esthétique comparée » en la distinguant des autres types de discours prenant les oeuvres d’art pour objet. Il vise à rendre sensible un large public à des outils de discernement permettant de différencier les discours superfétatoires, voire toxiques, sur les oeuvres d’art des discours portant une véritable fécondité.
Cette approche de l’esthétique comparée comme manière de rendre l’expérience des oeuvres d’arts féconde dans l’existence s’approfondit dans une investigation sur le lien existant entre la naissance de l’image en perspective et celle de la catégorie moderne d’art. Cette réflexion, née d’une investigation sur la naissance de la perspective, souhaite expliciter la profondeur métaphysique et spirituelle de cette révolution de la modernité intervenue à la fin du Moyen Âge. En découvrant que la notion moderne « d’art » naît avec cette révolution, c’est aussi toute la puissance de l’image moderne, et son sens philosophique, qui est précisé. Ces deux premières approches, qui constituent en creux une tentative de définition de la notion d’art, conduisent dans une troisième partie à un dernier approfondissement consistant à explorer la relation entre l’art et la spiritualité chrétienne, en revenant sur l’importance de situer la modernité de cette catégorie, « l’art », comme sécularisation d’anciennes pratiques cultuelles.

Soirée autour de Raymond Aron

Tschann Libraire 125 boulevard du Montparnasse, Paris

La politique n’est pas la continuation de la guerre par d’autres moyens.
Dans ce cours professé au Collège de France en 1973, Raymond Aron prolonge sa réflexion sur l’oeuvre de Clausewitz et s’interroge sur les éléments qui distinguent l’action politique de la stratégie militaire. Il pose ainsi les bases d’une « théorie de l’action politique ». Comment penser la tension entre force et légitimité ? De quelle manière articuler les moyens et les fins ? Comment juger les interprétations cyniques du pouvoir ? Et les philosophies de la violence ?
Aron appuie ses réflexions sur de grands exemples historiques : les guerres limitées du XVIIIe siècle, la naissance de la figure du soldat partisan, l’entrecroisement des conflits extérieurs et des guerres civiles, le terrorisme et les bombardements, ou encore l’action révolutionnaire de Lénine et de Mao. Ce riche parcours aide finalement à mieux comprendre pourquoi les guerres prennent sans cesse de nouveaux visages et pourquoi les régimes politiques restent si fragiles.