Travailler avec Moustapha Safouan
Avec les éditions des crépuscules Tschann Libraire recevra le MARDI 17 MARS 2026 à 20h Bernard BRÉMOND, Martine DARDANNE, Dolorès FRAU FRÉROT, Sylvain FREROT, Jeanne LAFONT… autour du livre dirigé par […]
Avec les éditions des crépuscules Tschann Libraire recevra le MARDI 17 MARS 2026 à 20h Bernard BRÉMOND, Martine DARDANNE, Dolorès FRAU FRÉROT, Sylvain FREROT, Jeanne LAFONT… autour du livre dirigé par […]
Giorgio Caproni voyait en Sbarbaro « un des moteurs les mieux cachés mais aussi les plus puissants du 20e siècle poétique italien ». Sa passion pour les lichens était si constante et si intense qu’on a fini par identifier sa poésie avec eux. Ils lui permettaient d’accomplir d’immenses voyages avec des moyens réduits : un scalpel minuscule, un petit marteau et une petite loupe de deux ou trois centimètres de diamètre, repliable sur elle-même et rangée dans une gaine de cuir. Mais le véritable instrument de Sbarbaro était ses yeux. D’une extrême acuité, ils voyaient ce que’autres regards ne voyaient pas et prêtaient attention aux formes négligées de l’existence. “Grâce au lichen, écrivait barbaro, il n’y a pas d’endroit où je me sente seul, car il n’y a pas d’endroit, aussi aride et désolé soit-il, dépourvu de présences pour moi : c’est un vivier qui exulte dans la chaleur des tropiques comme dans le gel polaire et qui, même évincé par l’homme, ne périt pas, mais émigre et, non loin de là, recommence à prospérer.”
L’un et l’autre s’asseyaient régulièrement dans le même restaurant, sans se connaître. Leurs regards se sont croisés, puis les mots et les traits se sont répondus. De cette rencontre est né un échange à deux voix. Thierry traduit les émotions avec des poèmes. Claude trace l’invisible avec des dessins. Leurs univers se complètent, s’interpellent et se questionnent. Chaque poème ouvre un espace que le dessin éclaire.
Psychanalyste, l’auteure s’appuie sur ses entretiens avec des mères d’adolescents partis pour l’Irak ou la Syrie afin d’éclairer les raisons de leur conversion à l’islam et à l’idéologie djihadiste. Retraçant leur parcours, elle met en lumière les modalités contemporaines de l’angoisse face au féminin.
Des rues de Téhéran à l’ethnologie parisienne, des plans de
technocrates indiens au cafard de la France périphérique, en
passant par les jardins de Kaboul ou les cérémonies funéraires
devenues des talk-show pour les survivants, ces chroniques
nous entraînent dans un monde où les démolisseurs n’ont pas
laissé grand-chose à « déconstruire ».
Cette époque si étrange, comique, absurde, et toujours si ha
bile à dissimuler ses pulsions liquidatrices sous les plus louables
intentions, l’auteur ne se contente pas de s’en irriter ou d’en
rire. Il s’attache aussi à déchiffrer impitoyablement la logique
des folies béates ou furieuses d’une modernité finissante.
Ce dimanche, les éditions TRANSIGNUM proposent trois lectures performatives des textes suivants: Le plus simple des mots de Bluma Finkelstein, illustré par Irène Boisaubert Coup de grâce inclusive d’Eric Desordre […]
Mardi 31 mars 2026, à 19h30
Dans le cadre du Printemps des poètes, Performance exceptionnelle de Florence Vanoli, poétesse, autrice de théâtre et artiste pluridisciplinaire, pour la sortie en librairie de son premier livre d’artiste Un Rêve lumineux ; un livre événement qui vient de paraître aux Éditions Mots et Merveilles – et pour qui il s’agit aussi du premier livre.
Un événement poétique à ne pas rater !
Tschann Libraire et les éditions Fragmes vous invitent à une soirée exceptionnelle, à l’occasion de la parution du cinquième volume de la revue Conséquence, qui met à l’honneur les poètes Rodrigue […]
Chères amies et amis, lectrices et lecteurs, La programmation de Textes & Voix se déploie surtout dans le champ littéraire, mais il arrive à la poésie d’y faire incursion, pour […]
Informations pratiques
Paris à vélos 22, rue Alphonse Baudin – 75011 Paris, 01 48 87 60 01
info@parisavelo.fr
Centre Culturel Irlandais, 5 rue des Irlandais, 75005 Paris, 01 58 52 10 30/ www.centreculturelirlandais.com
Librairie Compagnie, 58 Rue des Écoles, 75005 Paris, 01 43 26 45 36
Café les écrivains, 15 rue des Favorites, 75015 Paris, 01 48 42 57 46 cafelesécrivains15@gmail.com
Librairie Tschann, 125 Bd du Montparnasse, 75006 Paris, 01 43 35 42 05
Dans la musique, un orchestre réunit des musiciens, avant-même qu’ils ne jouent. Le fait de jouer ensemble dans une performance constituera leur « être-nous » instrumentalement. D’une certaine manière, ce sont les instruments qui les font jouer ensemble. En même temps, « nous » ne représente pas les « instruments », mais le medium d’une participation collective. Mais qu’est-ce qu’« être-nous » ?
Non seulement « dire nous » n’est pas « être nous », mais il convient de s’interroger sur la légitimité de la question « qui est nous ? ». « Nous » est un pronom, et non le nom propre d’entités personnelles. Entre « chaque son dit nous » (Adorno) et « tout un monde se trouve dans une petite phrase » (Wittgenstein), il peut y avoir place pour nombre d’interprétations différentes.
Une proposition se dessine malgré ces multiplicités d’approches : celle que l’oeuvre détermine, par l’objectivité de ses formes, l’opération de « faire nous » dans la musique, lui donnant une consistance qui évite les pièges dans lesquels fait tomber l’opposition toute théorique entre sujet et objet. Il s’agit alors de cerner les conditions sous lesquelles un « faire nôtre » est pragmatiquement possible, d’où peut résulter un langage, un collectif, une institution… On dit « faire nôtres » les gestes de l’oeuvre (jouée, fabriquée, entendue) comme « faire nôtres » des significations dont on use et que l’on partage mais aussi auxquelles on contribue pour en créer de nouvelles.
À quoi reconnaître alors le « nous » comme « contributeur » ? Si l’on admet que la réponse tient davantage dans le résultat que dans d’hypothétiques conditions de possibilité a priori, force est d’examiner le processus par lequel opère cette incorporation ou assimilation, et comment il accompagne le partage de nouvelles formes et possibilités de sens, en particulier dans l’art.
Chroniques lituaniennes Kovno 1930-1939
On dirait une vieille photo aux contours floutés, comme l’instantané très passé d’un univers disparu, ce que Stefan Zweig appelait Le Monde d’hier. Douze récits, traduits du yiddish par Batia Baum, la vie quotidienne en Lituanie dans les années 30. Dovid Umru, de son vrai nom Dovid Liatskovich, est un écrivain juif né en 1910 à Alytus, en Lituanie. Troisième enfant d’une famille traditionnelle, il se révèle très tôt artiste accompli, peintre, musicien, romancier, comme un résumé de l’efflorescence culturelle de la Mitteleuropa à la veille de la Shoah.
Ces histoires, écrites dans la langue invisible, entre comique et tragique, tendresse et bouffonnerie se déroulent presque toutes à Kovno, capitale littéraire des années 30.
Dovid Umru, dont les écrits ont été exhumés par sa nièce, Odile Suganas, fait partie des premiers juifs assassinés par les nazis en juin 1941, lors de l’opération Barbarossa. En janvier 1942, à la conférence de Wannsee, où est décidée la solution finale, la Lituanie est citée en exemple de territoire Judenfrei, libéré des Juifs.
Une anthologie inédite, la gloire oubliée d’un romancier perdu. Encouragée de son vivant par Simone Weil, cette édition du meilleur d’Umru est la réparation d’une injustice littéraire, l’invention d’un véritable trésor, entre Zweig et Schnitzler.