L’Atelier contemporain et ses poètes.
L’Atelier contemporain & Tschann Libraire vous convie à une soirée de poésie autour et avec François Bordes Kristell Loquet Jacques Moulin Julia […]
L’Atelier contemporain & Tschann Libraire vous convie à une soirée de poésie autour et avec François Bordes Kristell Loquet Jacques Moulin Julia […]
Face à l’irrémédiable. Conditions politiques d’un travail analytique – le titre dit déjà l’essentiel : il y a des choses que l’analyse ne répare pas. Pas par échec, mais par structure. Sur la couverture, des ruines de pierre ocre sous un ciel bleu — un arbre solitaire qui a poussé malgré tout, entre les blocs effondrés. L’image ne crie pas. Elle reste là, debout dans le manque.
Janine Altounian sait de quoi elle parle. Née à Paris de parents arméniens rescapés de 1915, germaniste, co-traductrice des Œuvres complètes de Freud aux PUF sous la direction de Jean Laplanche, elle a consacré une vie entière à ce que les mots transmettent quand ils ne suffisent plus. Ce livre est peut-être le plus personnel — et le plus politique — de tous.
Ce qu’elle nomme « l’irrémédiable », ce n’est pas la mémoire du désastre. C’est quelque chose de plus insaisissable : le fantôme d’un temps qui n’a pas pu advenir. Ce qui se transmet aux descendants des survivants n’est pas ce qu’on a perdu, mais l’empêchement même — l’impossibilité de s’installer dans une langue, une maison, une vie affective continue. Trois objets que la rupture violente a endommagés en profondeur, et dont les fissures traversent les générations sans se nommer.
Mais ce livre est aussi un témoignage. Celui d’une France d’accueil qui avait offert des conditions — analytiques, politiques, humaines — permettant à ce travail d’avoir lieu. Et dans sa seconde partie, Altounian cherche désespérément à sauver cette confiance-là, à l’heure où ce pays qu’elle avait aimé vacille sous ses propres crises.
Aux éditions des crépuscules, un livre qui tient ensemble la rigueur clinique et l’intime blessure — et qui ne prétend pas guérir ce qui ne se guérit pas.
La politique n’est pas la continuation de la guerre par d’autres moyens.
Dans ce cours professé au Collège de France en 1973, Raymond Aron prolonge sa réflexion sur l’oeuvre de Clausewitz et s’interroge sur les éléments qui distinguent l’action politique de la stratégie militaire. Il pose ainsi les bases d’une « théorie de l’action politique ». Comment penser la tension entre force et légitimité ? De quelle manière articuler les moyens et les fins ? Comment juger les interprétations cyniques du pouvoir ? Et les philosophies de la violence ?
Aron appuie ses réflexions sur de grands exemples historiques : les guerres limitées du XVIIIe siècle, la naissance de la figure du soldat partisan, l’entrecroisement des conflits extérieurs et des guerres civiles, le terrorisme et les bombardements, ou encore l’action révolutionnaire de Lénine et de Mao. Ce riche parcours aide finalement à mieux comprendre pourquoi les guerres prennent sans cesse de nouveaux visages et pourquoi les régimes politiques restent si fragiles.
d’Ici
Infini monde à l’intérieur des mondes. Quelque part sur la Côte Sauvage. Qui longtemps fut une île.
Qui bientôt le redeviendra. (L’océan si vaste devant. L’océan partout, autour. L’océan toujours.)
l’auteur
Tout ce qui seul conte versé dans les écritaillures.
Ainsi, quant à cela qui n’est point un détail et s’il fallait en concéder un – dès lors cardinal – préciser juste :
nageuse devant l’Éternel, soit à l’ouest absolu, résolument.
chez son éditeur L’ACHILLÉE
Minuscule maison d’édition d’Ici et en toutes règles de l’art. Car Dilige et quod vis fac or comment mieux que par soi-même, de nos temps comme jamais ?
… À ce jour, deux œufs lentement couvés éclos en son jardin, dénichables à toutes mirifiques librairies
ou in situ numérique (sic – avec son h invisible, cela va sans dire).
Pour ce qui est de la Lenteur, voir – ou pas – du côté de l’entrée de p. 19 in AOBO TU qui n’est, tout bien considéré, qu’un fol abécédaire.
La poésie de Gabriel Dufay, nourrie par une admiration fervente pour les œuvres de Jon Fosse, d’Alda Merini, de Paul Valet et de bien d’autres cherche à rallumer la passion dans les cœurs froids.
Comme l’indique son titre programmatique, Sauver la beauté peut se lire comme un manifeste. Mais c’est d’un manifeste sans mots d’ordre et sans démonstrations rhétoriques dont il s’agit. À l’écart des « postures courtisanes ou partisanes des serviles suffisances », la seule tâche que se fixe Gabriel Dufay est celle de guetter « les épiphanies de l’outre-monde ». La communauté de poètes à laquelle il tient et à laquelle il appartient ne se définit pas autrement : « Nous sommes des lucioles qui étincellent et éclairent les terrains vagues et obscurs de la fin du monde », affirme-t-il.
Au travers de l’approche de l’esthétique comparée, cet ouvrage vise à dégager la puissance philosophique et spirituelle de l’art en donnant des outils cherchant à distinguer les discours essentiels de ceux qui le desservent.
L’ouvrage réunit trois parties. La première présente la méthode et la visée de l’« esthétique comparée » en la distinguant des autres types de discours prenant les oeuvres d’art pour objet. Il vise à rendre sensible un large public à des outils de discernement permettant de différencier les discours superfétatoires, voire toxiques, sur les oeuvres d’art des discours portant une véritable fécondité.
Cette approche de l’esthétique comparée comme manière de rendre l’expérience des oeuvres d’arts féconde dans l’existence s’approfondit dans une investigation sur le lien existant entre la naissance de l’image en perspective et celle de la catégorie moderne d’art. Cette réflexion, née d’une investigation sur la naissance de la perspective, souhaite expliciter la profondeur métaphysique et spirituelle de cette révolution de la modernité intervenue à la fin du Moyen Âge. En découvrant que la notion moderne « d’art » naît avec cette révolution, c’est aussi toute la puissance de l’image moderne, et son sens philosophique, qui est précisé. Ces deux premières approches, qui constituent en creux une tentative de définition de la notion d’art, conduisent dans une troisième partie à un dernier approfondissement consistant à explorer la relation entre l’art et la spiritualité chrétienne, en revenant sur l’importance de situer la modernité de cette catégorie, « l’art », comme sécularisation d’anciennes pratiques cultuelles.
L’action se passe en un jour, à Dublin, en 1904. Leopold Bloom (Ulysse) est un petit employé juif, Stephen Dedalus (Télémaque) est un jeune poète irlandais, et Marion, la femme de Bloom, incarne Pénélope. L’oeuvre se compose de 18 chapitres qui correspondent à des thèmes de L’Odyssée. Nouvelle traduction.
PAUL GADENNE sera à mis l’honneur chez Tschann par l’essayiste, éditeur et chroniqueur Eric Naulleau à l’occasion de la sortie du deuxième tome des CARNETS, 1937-1947 Editions des instants soirée […]
À l’occasion de la sortie de la 2e édition revue et augmentée de La tendresse – Transformer le traumatisme nous vous invitons à rencontrer Laurent Tigrane Tovmassian lors d’une présentation […]
À l’occasion de la parution de Aux franges du silence Glose pour FLL et de la réédition de Jette ce livre avant qu’il soit trop tard Tschann Libraire, les éditions […]
Luis Izcovich, psychanalyste et éditeur partagera avec nous le plaisir de recevoir ANTONIO QUINET psychiatre, psychanalyste et philosophe à l’occasion de la parution du livre Diversité, identité, singularité colloque brésilien […]
Qui n’a jamais rêvé de « savoir » ce qu’étaient les dieux ? Ou du moins d’approcher le mystère de leur existence ? Il n’est pas interdit de penser que cela est possible. Pour pousser la porte de la grande salle des mystères, il importe de se défaire simplement de notre attachement à ces croyances qui, en nous parlant du dieu, nous en interdisent l’accès. Il y a tout d’abord le mot, puis les significations que nous lui accordons. Jamais ou si rarement nous ne pensons à revenir à la source à laquelle tout ce qui pris le nom de Dieu s’est formé.
De l’Iliade aux Évangiles, mais en empruntant des chemins de traverse inattendus, c’est un voyage que ce livre propose. Un voyage qui permettra de prendre la mesure du déni dans lequel nous sommes vis-à-vis non tant de ce que signifie croire, mais de ce que cela implique. Il ouvre des portes sur des zones peu fréquentées, celles de pratiques religieuses échappant pour partie à quelque orthodoxie que ce soit, celles des Anasténaria en Grèce, celles des mystiques, celles qui peuplent les romans de science-fiction, comme celles qu’analyse la neurobiologiste Jill Bolte Taylor. Il nous révèle quelques secrets de notre fonctionnement cérébral et psychique en particulier en explicitant ce qu’étaient les dieux grecs à l’aune de l’ouvrage de Julian Jaynes. Il nous propulse enfin à travers oeuvres littéraires, (Homère, Chrétien de Troyes, Fitzgerald, Philip K.Dick, Kluge), théologiques (Boèce, Saint-Anselme) ou philosophiques (Platon, Nietzsche) jusqu’au seuil de l’expérience la plus connue dans nos contrées, celle qu’a vécue le christ, à travers une relecture inédite des quatre évangiles canoniques.